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Aide aux aidants > 7 - Psychologie de l'aidant
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Etre aidant...

De nos jours, le maintien à domicile est préféré à l’entrée en institution. C’est une façon de préserver, pour le malade, ses repères liés au vécu et son cadre de vie familier. Pour l’entourage, cette solution permet de ne pas culpabiliser en pensant abandonner son proche.
Cependant, ce mode de vie expose les aidants à des difficultés auxquelles ils ne sont pas préparés.
 
Toute personne appelée à s'occuper d'une personne âgée connaîtra probablement une grande gamme d'émotions. Avec les sentiments positifs d'affirmation de la vie qui sont souvent associés au rôle d'aidant naturel, il est aussi courant d'avoir des pensées et des émotions perturbantes ou négatives qui mettent à l'épreuve votre efficacité dans ce rôle. Reconnaître que vous n'êtes pas seul en ces moments à ressentir des émotions très intenses peut grandement vous aider...
 
"Je me sens coupable"
 
Presque tous les aidants naturels ressentent occasionnellement de la culpabilité ("je n'ai pas fait assez pour l'aider", "je n'ai pas pris la bonne décision"). Il est important de ne pas vous laisser envahir par les sentiments de culpabilité, car ils peuvent nuire sérieusement à votre capacité de fournir des soins. Gardez les choses en perspective. Sachez également qu'obtenir de l'aide peut vous aider à ressentir moins de culpabilité. De ce fait, veillez à vous entourer d'un réseau de soutien élargi.
 
"Je suis souvent en colère et je me sens frustré"
 
La responsabilité de prendre soin d'une personne amène couramment les aidants naturels à éprouver des sentiments de colère et de frustration. il se peut que vous soyez irrité par le changement dans votre relation avec la personne que vous aidez ou par votre nouveau rôle d'aidant naturel, ou encore que vous vous sentiez frustré par votre incapacité à répondre à tous les besoins de la personne âgée. Sachez cependant qu'extérioriser votre frustration sur autrui ne fera qu'accentuer vos sentiments de culpabilité et de perte de contrôle, et ajoutera à la tension entre vous et ceux qui vous entourent.
 
"Je suis très déprimé"
 
Les aidants naturels qui s'occupent d'un membre âgé de leur famille ignorent souvent le fait que les pertes subies par cette personne, par la famille et par eux-mêmes peuvent profondément les attrister. D'où l'importance pour les aidants naturels de se réserver régulièrement des moments de pause et de maintenir des activités de loisir non associées à leurs responsabilités d'aidant. Constituez-vous un groupe de soutien et profitez des services d'orientation offerts sur le Grand Nancy. Toutes ces mesures vous permettront de mieux gérer vos responsabilités d'aidant naturel.
 
"Si je vais mieux, j'aide mieux"
 
Il n'est pas normal d'être continuellement dans un état de rage, d'isolement et de peur. S'occuper d'une autre personne peut être une tâche accablante sur les plans physique et moral, particulièrement s'il s'agit d'une tâche de longue durée. Vous pourriez vous sentir forcé d'accomplir une fonction routinière alors que vous désirez de toutes vos forces être ailleurs. Si vous vous reconnaissez dans ce scénario, vous pourriez être au bord de l'épuisement.
N'attendez pas d'être épuisé afin d' éviter les situations de crise conduisant à la rupture, synonyme bien souvent d’hébergement définitif ou d’hospitalisation pour la personne aidée… Et quelquefois l’aidant.
De plus, il arrive quelquefois que, sous le stress causé par la prise en soin à long terme d'une personne âgée, les aidants craquent et infligent des mauvais traitements à cette personne ou fassent preuve de négligence à son égard. Ce genre de situation survient le plus souvent lorsque l'aidant se sent dépassé par ses responsabilités et hésite à chercher de l'aide pour gérer son stress et ses émotions destructrices.
 
 
 En conclusion, voici dix conseils aux aidants :
 
• Se faire aider
• S’informer sur la prise en soin du malade
• Préserver sa vie relationnelle, garder du temps libre pour ses amis, sa famille, des sorties.
• Poser des limites, déterminer ce qui est de l’ordre du soin, du partage affectif et de l’obligation morale de faire.
• Respecter ses forces, ne pas attendre d’être à bout pour s’arrêter.
• Changer l’état d’esprit d’aidant soumis pour être acteur du soin, défendre ses droits en se faisant aider, partager son expérience avec des professionnels
• Adopter une attitude ferme, cadrante et compréhensive face au malade.
• Motiver le malade pour ce qu’il peut encore faire et respecter ses limites pour ne pas le mettre en échec.
• Questionner le médecin traitant sur la maladie et les traitements.
• Ménager du temps pour son propre plaisir à vivre, sans culpabiliser.
 
Gardez en tête que prendre soin d'un être cher a souvent des effets très positifs. L'aidant peut resserrer ses rapports avec les membres de la famille, éprouver de la satisfaction à bien accomplir sa tâche et à honorer ses obligations envers une personne qui lui est chère, apprendre à mieux connaître la personne dont il prend soin, acquérir une meilleure estime de soi ou une meilleure appréciation de sa valeur. Certains aidants considèrent que l'expérience a donné un but à leur vie et leur a permis de compenser la perte d'un emploi ou d'un être cher.
 
Vous n'êtes pas seul, 3 700 000 personnes sont aidantes en France. D'ailleurs, vous pouvez consulter quelques témoignages.
 
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